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DES COURS ET SHOWS DE DANSE ORIENTALE A RENNES (35)
ILLE ET VILAINE - REGION BRETAGNE



Les 10 et 11 mars 2007 a eu lieu, à Paris, un week-end de stages avec Simona Jovic organisé par l'association étoiles des sables (
www.etoilesdessables.com). Deux styles de danse tsigane ont été proposés: le kalbelya (rroms du désert du Thar, inde) et le ghawazee (Nawwar du sud de l'Egypte). Pour toute information concernant ces danses, merci de vous rendre sur le site de simona jovic (http://www.simonajovic.com).

Pour y avoir assisté, je peux dire que Simona Jovic, en tant que professeur, est à découvrir car elle a, comme Helene Eriksen, un parcours original et chargé. Celui-ci a beaucoup de valeur par le fait même qu'elle se soit rendue au sein des divers peuples dont elle rapporte les danses! Simona Jovic sait mettre à la portée de toute danseuse les styles qu'elle enseigne, en toute modestie, et en respectant l'essence même de ceux-ci. Elle se refuse tout travail de chorégraphie pour permettre, aux danses tsiganes qu'elle enseigne, de ne pas se voir dénaturer de leur sens premier: l'aspect festif et populaire de chaque danse au sein d'un peuple donné. Cette démarche est honorable et fort louable, notamment par les temps qui courent!





Stage de kalbelya. Photo gracieusement envoyée par Julie, organisatrice du stage.



Stage de ghawazee.


Cependant, j'aimerai revenir sur un point qui me chagrine et qui m'a chagrinée tout au long de ce week-end auprès de Simona Jovic... Il ne faut pas perdre à l'esprit le contexte dans lequel s'inscrit une danse, quelle qu'elle soit, ... Ainsi, il ne faut pas dénigrer l'art de la danse orientale sharqi uniquement parce qu'il pourrait paraître dénaturé de son sens premier lorsque l'on ne prend pas le temps d'avoir un regard rétrospectif réel!

La danse orientale égyptienne sharqi, vulgairement appelée danse du ventre, est, à son origine, une danse de femmes solistes, elle se détache de la danse des femmes du Maghreb et du Moyen-Orient qui se réunissent lors des mariages ou autres évènements, ainsi que des diverses danse folkloriques que le monde arabe peut compter, toutes plus variées les unes que les autres. La danse sharqi est une autre danse que celles-ci, et non le fruit d'une idéologie réductrice. C'est une danse dont les inspirations et les évolutions ont été et restent infinies. Que l'on pense à Samia Gamal, Taya Carioca, Najoua Fouad, Fifi Abdou, Dina, ... aucune d'entre elles ne ressemble à une autre!... Cependant, elles dansent toutes l'oriental sharqi, cette danse, hymne de la sensualité et de la féminité!... Et ces dames sont toutes, y compris les pionnières, de véritables égyptiennes de chair et de sang! Alors, bien qu'il existe des abus, des idéologiques criticables, il ne faut pas généraliser... Je prends le temps de parler de cela car le week-end a été teinté d'attaques ouvertes sur la valeur de la danse sharqi par Simona. Je peux comprendre qu'elle puisse voir les choses ainsi, elle qui cherche à tout prix à préserver l'essence d'une danse... Cependant, n'oublions pas que les frontières et les cultures ne sont pas hermétiquement fermées et que les échanges ne datent pas d'aujourd'hui. Nous sommes nous-mêmes le fruit d'une mixité mondiale.

Pour finir, et pour arrêter là cette courte réflexion, Simona Jovic est un personnage à découvrir au cours de ses prestations pour toutes celles qui sont passionnées par les danse tsiganes.

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