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DES COURS ET SHOWS DE DANSE ORIENTALE A RENNES (35)
ILLE ET VILAINE - REGION BRETAGNE


Marine compte deux passions primordiales qu'elle a fait le choix d'allier, l'association Noor ed-Dunia en étant le symbole effectif: la psychocriminologie et la danse orientale. Elle vous invite donc à lire son parcours dans ces deux domaines respectifs.
 

LA PSYCHOCRIMINOLOGIE ET MARINE:

               Originaire de Chasné sur Illet, (35), Marine Palay est psychologue clinicienne et chercheur en clinique criminologique et victimologique spécialisée dans les violences au sein du système intrafamilial traditionnel arabo-musulman.  

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              C'est en octobre 1999 que Marine début le cycle de psychologie clinique proposée par l'Université Rennes2, mais sa démarche est ciblée: elle veut devenir psychocriminologue, or, alors, seul le labo de M. L. M. Villerbu le propose en psychologie clinique. Ce choix professionnel, Marine l'a formulé depuis ses années lycée et, bien que les débouchés ne semblent pas évidents, elle sait ce qu'elle veut et décide alors de s'en donner les moyens. D'octobre 1999 à juin 2002, Marine suivra son cursus de DEUG, puis de licence, en prenant le soin de choisir les options qui s'affilient à la psychocriminologie. Au cours de son année de licence, Marine prend alors des cours de danse orientale et rêve d'Ailleurs... C'est alors qu'elle annonce à l'une de ses amies d'enfance, Emilie, qu'elle veut se rendre avec elle en Tunisie où cette dernière avait séjourné l'été précédent, puis, de but en blanc, lui annonce aussi qu'elle a décidé de partir vivre en Egypte au cours de sa deuxième année de maîtrise, afin d'y réaliser ses recherches pour son mémoire. Elle fait donc part de ce projet à son professeur tuteur, Mme Ambrosi, afin de savoir si cela était pertinent dans le cadre de son cursus, ce à quoi cette dernière lui répond que "tout à fait, à partir du moment où le travail de recherche et de réflexion est effectif". C'est donc décidé, Marine profitera de sa première année de maîtrise pour valider les blocs théoriques obligatoires, ainsi que le stage imposé qu'elle effectuera dans le SMPR du centre de détention de Caen sous la supervision de M. Hardouin... Afin de pouvoir se consacrer à son seul mémoire au cours de la deuxième année, sous le soleil d'Egypte.

               Au début, la question centrale de ses recherches est l'inceste, mais elle adapte sa problématique à la culture qu'elle a fait le choix d'étudier, respectant par là même le critère de faisabilité. Elle se tourne donc vers le crime d'honneur, meurtre perpétré par un membre d'une famille à l'encontre de l'une des femmes à qui il, ou l'ensemble de la famille, attribue un acte déshonorant. la dynamique de sa recherche reste bien sur le plan intrafamilial, et continuera dans ce sens. Marine finira, au cours de ses recherches en Master 2 de regrouper, sous le même registre dynamique sous-jacent le crime d'honneur, le mariage forcé, l'excision et d'autres formes de violence familiale liée à cette préservation de l'honneur. Elle y étudiera longuement les champs religieux, culturels, sociopolitiques, ... et les étudie toujours.


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               Sur le terrain, Marine sollicitera divers professionnels (avocats, juges, sociologues, membres d'ONG, ainsi que le Procureur de la République d'Egypte). Ce travail de longue haleine, elle ne le doit qu'à sa persévérance et la chance d'avoir pu rencontrer des personnages clés. Elle réalisera donc son mémoire avec, comme base de réflexion, des interviews, des données brutes... Mais certes pas à travers des entretiens cliniques en tant que tels. La fin de sa maîtrise prenant sens, et bien qu'elle l'ait achevée avec brio, Marine ne semble pas satisfaite de cette seule expérience car tant de questions restent en suspend. Elle créera donc, avec l'aide de la directrice du Conseil des Femmes égyptien, Mme Fardos el Bahnaiss, l'opportunité d'être prise en tant que stagiaire auprès de l'ONG CEWLA, seule organisation égyptienne ayant foncièrement abordé la question des crimes d'honneur. C'est en novembre 2004 que Marine débute un stage dans le cadre de son Master2 pro au sein de cette ONG... Mais plusieurs mois passent, et rien ne se concrétise sur le terrain! Usant de sa connaissance de la culture égyptienne, elle finit par obtenir gain de cause auprès de la directrice de l'ONG qui lui permettra de solliciter M. Waheed, seul véritable acteur sur le terrain. C'est par son biais, et avec l'aide de Neveen, sa traductrice, que Marine va petit à petit mettre en place des entretiens réguliers auprès de femmes d'un bidonville du Caire, Bulaq. Ses entretiens seront des plus enrichissants, cette expérience des plus passionnantes. Au cours de son stage, elle finit par mettre en place le projet de la création d'une unité d'écoute psychologique pour ces femmes faisant face à de profondes souffrances physiques et psychologiques dans un cadre familial fermé. Rédigeant le projet dans sa totalité, Marine obtient l'accord d'une ONG internationale qui soutient depuis des années CEWLA. Mais, de retour en Egypte, en octobre 2005, Marine n'a pas encore la moindre idée de ce qui l'attend... Fraîchement diplômée en psychologie clinique criminologique et victimologique, elle n'aura jamais l'occasion de voir cette unité d'écoute voire le jour. Certains autres "aspects" semblent avoir plus de poids que la souffrance dans cette Humanité qu'est la nôtre... L'argent mis à profit de ce projet n'existant plus, les ambitions professionnelles de Marine s'effondrant avec. neveen, quant à elle, est attirée vers d'autres horizons puisque le projet n'est pas viable sans fonds trésoriers. Mais les gènes bretons de Marine lui permettront de ne pas lâcher prise. Elle continuera donc à se rendre auprès des femmes qui lui ont offert toute leur confiance, rentrant chez elle avec de profonds maux de tête par l'effort de concentration qu'elle doit réaliser pour comprendre et s'exprimer en arabe. Cependant, en décembre 2005, elle se voit félicitée et encouragée dans ces travaux en obtenant le prix jeune chercheur d'un colloque francophone organisé autour de la thématique "femme, féminin, criminalité" au cours duquel sera affiché un poster résumant son travail réalisé, sous la supervision d'une collègue de promotion, Aurore Colinet. 



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         En Mars 2006, puisque l'avenir professionnel ne semble pas prometteur pour elle en Egypte, et parce que le contexte sociopolitique du pays l'oppresse, Marine décide de rentrer, mais elle n'en arrête pas pour autant ses recherches. Premièrement, elle continuera à rendre visite à ces femmes à titre ponctuel (août 2006, et retours futurs prévus). Deuxièmement, elle envisage un travail d'étude différentielle entre l'Egypte et la France autour des crimes d'honneur perpétrés dans les deux pays afin de comprendre comment prévenir au mieux, dans la culture européenne, des crimes qui ne doivent pas être analysés en dehors de leur contexte culturel, et certainement pas jugés car ceci n'avance à rien. C'est donc dans le cadre de cette recherche et de ce savoir acquis que Marine a, en partie, créer l'association El Noor ed-Dunia, espérant, un jour, proposer des activités abordant de telles questions. Pour en savoir plus sur cet objet de l'association, merci d'en lire la présentation dans la rubrique "Présentation administrative de l'association".

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